Do.Ku 3 n’est pas fini…

…ça ne fait que commencer!

Chers bloguers qui nous avez suivis jusqu’ici, continuez à nous lire, à nous écrire et… à nous regarder !

Bientôt les films seront en ligne mais, entre-temps, profitez-en pour lire les articles que vous avez ratés. Connaissez-vous l’histoire de Abu Beida, l’homme du Sud ?

Et qu’en est-il de celle de Rizgard le Peshmerga ? Avez vous « feuilleté » les films du premier atelier ? Et DoKu2 l’avez-vous parcouru de fond  en comble ?

Qu’est-ce que L’image retrouvée?

Si vous avez répondu NON ne serait-ce qu’à l’une de ces questions, c’est qu’il vous reste encore de la LECTURE!!!

LES FILMS! LES FILMS! On pourrait presque vous entendre. Ils sont en route, et vous ne risquez pas d’être déçus!

Petit rappel avant de les voir:

Tout d’abord le très beau film de Karwan Shekh Zade. « Le ballon et la bombe » . En suivant l’histoire de son personnage à Halabja (la ville victime de bombardements chimiques le 17 mars 1988), vous découvrirez que jouer une partie de football entre amis peut devenir la parabole de la situation d’un Pays . Constat amer que celui d’un jeune homme qui n’a ni futur ni présent dans un pays où les gouvernants font trop souvent la sourde oreille face aux exigences de leur peuple: cela ne vous rappelle rien ?

Attention! La bombe est déjà tombée, mais en quelque sorte elle est toujours là, quelque part, prête à exploser. Ce film est un bonheur de tendresse, de finesse, et d’invention. Des plans de cinéma, une réalisation rigoureuse et… de vrais silences!!!

À travers Dilshad, héro de  « Danse avec la nuit », réalisé par Zemnako Karim, vous rencontrerez un personnage qui est le petit-frère de Novecento, dans  La légende du pianiste sur l’océan, (un film adapté du très beau livre d’Alessandro Baricco). Les bastingages ont été remplacés par les murs d’une école de danse, et le piano par la musique et la danse. Dilshad quittera-t-il un jour  l’école qui l’a vu grandir, lui, et ses parents vieillir ? Il est en quelque sorte l’âme de son école, du moins pour Zemnako!

« Elle ou Lui », de Heshu Ahrmad, est le portrait tendre d’une femme qui a choisi une apparence d’homme, mais n’a pas réussi à se détacher entièrement de la fillette qu’elle a été. Le personnage a assisté à la projection et son regard clair balayait la salle: pas facile de montrer son vrai visage mais elle (il ?) n’a pas eu peur du regard des autres. Un trio de femmes pour brosser ce portrait tout en douceur.

Montez sur l’embarcation frêle qui parcourt ce qui reste du Marais irakien (jadis un paradis aussi grand que la Belgique). Le chant des poètes et celui, envoûtant, de « L’eau des Maadans« , de Haider Kamil, venant de Nadjaf, vous guideront à travers l’histoire et le temps. Haider, à l’aide de son équipe, a lui même composé la musique du film.

« Le temps n’attend pas » (et oui, ça s’écrit comme ça!), du réalisateurs indépendant Awat Alì, a suscité l’enthousiasme des jeunes présents le soir de la projection, ravis de découvrir leurs idoles Rap sur grand écran et de les montrer à leurs parents sceptiques! Mais… L’histoire du Pays n’est jamais loin: le passé et le présent s’entrecroisent dans les paroles des chansons et dans les images d’archives choisies par le réalisateur.

« Une femme libre », de Shivan Mustafa, raconte la quête d’une jeune femme pour qui le sport est devenu la voie de la libération. Belle, attendrissante et néanmoins solide, aujourd’hui la jeune directrice de prison Shilan prend un avion pour Istanbul. Reviendra-t-elle un jour ?

Dans l’enfer du « Poison de Beji », de Yasser Sabih,un ingénier se lève, à Tikrit, seul contre tous, pour dénoncer les grandes entreprises pour qui l’environnement n’est qu’un mot parmi d’autres. Courageusement, c’est de l’usine pour laquelle il travaille qu’il parle en premier.  Ses tours menaçantes s’élèvent derrière le petit cimetière où reposent les victimes des cancers dus à la pollution (mais reposent-elles vraiment?) . L’eau du Tigre charrie les déchets qui empoisonnent les palmeraies et les orangeraies. Les habitants de Beji – quelle chance! – ont assez d’électricité pour ne pas traîner dans leur jardin. c’est très cher payé!

Azad Alì, dans « La ruelle du thé « , raconte la déception des jeunes après l’insurrection de 1991 . À l’époque, le Kurdistan Irakien réunit son nouveau parlement. Mais le temps passe, les lendemains qui chantent sont relégués au passé, le peuple ne voit toujours rien venir et la dureté de la vie pourrait finir par tuer l’espoir.

HUITS FILMS, certains plus réussis que d’autres, mais pour tous ce sont des irakiens qui racontent leur histoire présente (que ce soit des kurdes, des chiites, des sunnites, des hommes ou des femmes).

Tout cela a été rendu possible par un travail acharné:  des équipes qui ont écrit et tourné les films et de l’équipe (formateurs, traducteurs,chauffeurs, cuisiniers etc.)  qui les a accompagnés tout au long du chemin pendant un mois!  MERCI!

…à suivre

Une réponse à “Do.Ku 3 n’est pas fini…

  1. Tous nos voeux pour notre ami F.T. Qu’il sorte vite de l’hôpital et que vite on puisse se revoir!

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